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Le Boom prend le relais du Concorde

Crédits : Boom

Revue de presse

Le Boom prend le relais du Concorde

Le fleuron de la technologie gauloise, le Concorde, la prouesse technologique qui faisait rêver les voyageurs exigeants, l’avion que le monde entier jalousait à la France, le même véhicule qui inspira F. Begbedier durant l’écriture de Windows of the world. On se souvient probablement du désastre économique et écologique que cet avion représentait.

‘Marrakech Los Angeles en 6 heures.’

Si certains pensent du désastre économique – et surtout écologique – que cet avion représentait. Blake Scholl, un entrepreneur qui n’accepte pas la disparition des avions supersoniques de tourisme des écrans radars, se lance dans l’aventure.

Engadget s’est entretenu avec lui, au sujet de Boom, l’entreprise qu’il a fondé avec une mission simple : innover dans le domaine aérien en s’inspirant de la téléphonie, l’automobile, l’informatique. Le blog tech a toutefois soulevé l’idée selon laquelle le Concorde aurait très bien pu se propulser au charbon, tant sa consommation de fuel était démesurée. Ce à quoi le CEO répondra que les chambres de postcombustion du vaisseau présidentiel consommaient 50% de fuel additionnel pour seulement 20% de poussée supplémentaire et que leur présence était certainement un caprice esthétique pour le prestige attendu du produit fini. La démarche de Boom est toute autre, pour ainsi dire, leur choix s’est arrêté sur le bien plus économe ‘turbofan’ – une technologie bien plus performante et éprouvée sur nos avions de ligne actuels.

L’ennui, selon Blake Scholl, c’est que le Concorde se situait juste au dessous des contraintes de seuil de rentabilité, d’économies d’échelle, de performance et de sobriété pour en faire un produit viable et durable. Son projet est donc de construire le bolide aérien avec des matériaux de dernière génération, d’en construire beaucoup de sorte à baisser d’autant le coût à l’embarquement. Et pas un mot sur le bilan carbone d’un Marrakech – Los Angeles en plus ou moins six heures de vol.

Superbe nouvelle donc pour l’atmosphère ! Non seulement l’arlésienne absurde du véhicule supersonique super-polluant qui dépasse les Mach 2 est de retour, mais en plus son promoteur prévoit d’en faire voler des centaines.

Rendez-vous le 15 novembre, donc demain. Pour les aficionados qui voudraient assister au test drive, pour les autres (et ceux qui habitent à proximité d’aéroports, vous pouvez acheter des casques anti-bruit. Pour les nostalgiques, on vous recommande l’enquête de Vox à son sujet.

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